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Pousse-toi, tu prends toute la place!

Salut la compagnie!

J'espère que tu as bien dormi ;-)

Aujourd'hui un sujet souvent sujet à débat : le cododo ou sommeil partagé.

Si toi aussi tu veux porter la cape de la mère parfaite, alors tu as tenté le cododo. Mais comme tu le sais sûrement, la mère parfaite n'a pas d'enfant. Alors voyons ensemble l'intérêt du cododo, son histoire, ses avantages, ses inconvénients et ses limites.

Comme nous l'avons déjà vu ensemble dans les mails précédents, le bébé a besoin d'un contact quasi permanent avec sa figure d'attachement pour se sentir en sécurité et pouvoir se développer sereinement.

Il est donc tout à fait logique que ce besoin se prolonge même la nuit, même après le plus efficace des rituels du coucher.

Alors bien-sûr comme pour toutes les étapes de développement, les bébés ne sont pas tous égaux. Certains auront besoin de ce contact H24 pendant 6 ans, d'autres seulement les premiers mois.

Peu de questions à se poser en fait : notre rôle de parent étant de répondre à ces besoins fondamentaux, on y répond aussi longtemps que bébé en a besoin. D'ailleurs le "chacun sa chambre" est propre aux sociétés occidentales.

Dans d'autres contrées, qui représentent quand même la grande majorité des humains sur cette Terre, on dort en famille. Déjà parce que c'est culturel et puis parce que c'est quand même signe d'un sacré confort que d'avoir assez de chambres pour tout le monde, non? Je t'invite à lire les témoignages de mamans d'autres pays à ce sujet en cliquant ici.

Voici une liste non exhaustive des avantages liés au sommeil partagé:

  • réduction des risques de mort inopinée du nourrisson (dans le cas où les règles de sécurité sont respectées : recommandations de l'Unicef ici)

  • sommeil plus réparateur

  • bébé pleure moins

  • allaitement favorisé

Alors bien sûr ça c'est la théorie, comme pour tout le reste. Et il s'agit de l'adapter à TA famille, à TON bébé. Je te partage ma propre expérience, différente avec mes deux enfants:

  • avec Matt, nous avons pratiqué le co-sleeping avec son berceau dans notre chambre jusqu'à ses deux mois. Je me souviens avoir passé de longues heures à le bercer pour l'endormir alors que peut-être il aurait juste fallu que je l'allonge près de moi. L'allaitement était très compliqué et forcément avec le recul je me dis que ça n'a pas aidé. J'ai essayé et lutté pour qu'il dorme dans son lit, on a beaucoup pleuré tous les deux. Résultat : à 5 mois il dormait dans sa chambre et le coucher n'a jamais été un problème. Il a été allaité 6 semaines, et à 6 mois il faisait des nuits complètes. Mais je suis persuadée que son caractère un peu anxieux est une des conséquences de ce sommeil non partagé prématuré. Je précise tout de même que je ne l'ai jamais laissé pleurer seul, sauf peut-être une fois ou deux où je devais être au bout de ma vie.

  • avec Aline, cododo dès la naissance. Nous avions installé son lit collé au nôtre sans la barrière mais la coquine ne s'endormait que collée à moi. Elle avait de multiples réveils à cause de son RGO et ne s'endormait qu'en tétant. Papa ayant besoin de récupérer de ses journées à l'hôpital et ayant le sommeil très léger, je suis restée 1 mois et demi dans le salon avec elle sur le canapé-lit et après on a échangé pour 1 mois et demi de plus. Finalement on a installé un matelas au sol dans la chambre d'Aline sur lequel je l'endormais puis je roulais au sol pour rejoindre le mien sans faire un bruit... une latte de parquet qui grince et c'était reparti pour un tour. Je précise que personnellement je dors beaucoup mieux seule (d'ailleurs on ferait chambre à part que ça ne me dérangerait pas du tout...) et du coup le cododo n'a jamais été un plaisir pour moi. Il aura fallu 4 années et 5 séances de kinésio pour que les 2 heures d'endormissement se transforment en 20 minutes. Le RGO a laissé des traces et Aline avait associé la position allongée et donc par extension le dodo à la douleur du reflux. Elle refusait donc de lâcher prise par peur de souffrir à nouveau. Aujourd'hui à bientôt 5 ans, elle dort dans sa chambre, collée à la cloison qui la sépare de la nôtre. Je suis de l'autre côté du mur et quand elle l'a compris, ça nous a bien aidé.

Je vous partage tout ça parce que je suis intimement convaincue des bienfaits du sommeil partagé, convaincue que cela répond aux besoins des enfants mais cela ne convient pas à toutes les familles et elle est là la limite, toujours la même, quelle que soit la thématique. La parentalité c'est arriver à trouver l’équilibre entre les besoins de bébé et les nôtres, en sachant que cet équilibre varie tout au long des années et est même variable au cours d'une seule journée.

Ce qu'il faudrait retenir de tout ça ? Informez-vous, documentez-vous et faites de votre mieux en conscience et sans culpabilité. Vous êtes les meilleurs parents pour VOTRE bébé.

Je vous laisse avec mes petits conseils lectures...

... du côté des parents :

... pour les plus petits aussi !

En attendant de se retrouver demain, n'oublie pas de partager tes astuces et tes suggestions ! Tu peux aussi transférer à un parent qui en aurait besoin ce mail, s'il t'a plu !

Allez, à demain!


Marie



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